Parution à l’occasion du 50e anniversaire du lac de Schiffenen

Lac de Schiffenen –
la vallée de la Sarine endormie

de

Parution à l’occasion du 50e anniversaire du lac de Schiffenen – avec plus de 300 photos et illustrations, ainsi que des témoignages d’époque


Jusqu’en 1963, la Sarine servait de frontière entre les territoires de Guin et de Barberêche. Seul un petit pont reliait les deux communes l’une à l’autre. La Sarine s’écoulait dans une vallée idyllique s’étirant de Fribourg à Bösingen. Au milieu de celle-ci se trouvait le hameau de Bonn avec son bain, dont l’eau était connue depuis des siècles pour son effet thérapeutique. Au début des années 1960, peu avant sa démolition, le bain servit encore de décor au célèbre film suisse « Annebäbi Jowäger ». En septembre 1963, on inonda la zone qui s’étend de Fribourg au mur de barrage, créant ainsi un fascinant paysage lacustre. Le mur de barrage permet également le passage de la route cantonale Guin-Morat à la hauteur de Kleinbösingen.

Le livre « Lac de Schiffenen – la vallée de la Sarine endormie » montre, à l’aide de nombreuses illustrations encore inédites, comment le paysage s’est métamorphosé aux abords de Fribourg. De brefs chapitres permettent de mieux connaître l’histoire liée au lac de Schiffenen. Les récits de témoins de l’époque ressuscitent la vallée de la Sarine, endormie sous les eaux.

Louis Aebischer, habitant de Guin aujourd’hui âgé de 55 ans, assista dans son enfance aux métamorphoses de son cadre de vie. Cela l’incita à commencer, il y a plus de trente ans, une collection d’anciens documents conservant le souvenir de la région inondée. Entre-temps, lui et Mario Baeriswyl, qui a également grandi à Guin, possèdent une collection remarquable de cartes postales, de photographies et de films gardant la trace des paysages d’autrefois. En 2009, Louis Aebischer fit imprimer pour sa famille un petit volume de photographies. Cela lui valut un article des « Freiburger Nachrichten » sur sa collection.

La collection de Louis Aebischer attira l’attention d’Hubert Dietrich, fondateur et président de longue date de l’association O.S.K.A.R. à Schmitten, qui a déjà publié en 2003 l’album de photographies « Der Sensebezirk im Wandel der vier Jahreszeiten » (« La Singine au fil des quatre saisons »). Le Musée Gutenberg, Musée suisse des arts graphiques et de la communication à Fribourg, qui présente chaque année plusieurs expositions temporaires et notamment des expositions de photographies, manifesta également son intérêt pour la collection. On décida ensemble de constituer un groupe de travail ayant pour tâche de publier un recueil de photographies avec des explications historiques, et de réaliser par le même occasion une exposition au Musée Gutenberg.

  • Préface de Joseph Deiss, ancien Conseiller fédéral et président en fonction de l'Assemblée générale des Nations Unies
  • Autour du lac de Schiffenen
  • Forts et châteaux au bord du lac de Schiffenen
  • Le pont de Grandfey
  • L'ermitage de la Madeleine et le pont d'autoroute
  • Le bain de Bonn
  • La chapelle de Bonn « Anne Bäbi Jowäger »
  • Le pont de Bonn
  • La légende du Toggeliloch
  • Le pont de Schiffenen et la gravière
  • La Sarine et le lac de Schiffenen – où les hommes font le plein d'énergie (au propre comme au figuré)
  • La pêche
  • Le barrage de Schiffenen
  • L'abandon et l'inondation de la vallée
  • Vivre et travailler autour du lac de Schiffenen
  • L'avenir du lac

Plusieurs chapitres donnent la parole à des témoins de l’époque, qui racontent à quoi ressemblait leur quotidien dans la vallée de la Sarine avant la construction du barrage, et comment ils ont vécu l’inondation de la région.

 

Le livre met l’accent sur les points suivants:

Le projet de barrage

Pourquoi le barrage a-t-il été construit ?

Au milieu du XXe siècle, les installations des Entreprises électriques fribourgeoises (EEF), qui se nomment aujourd’hui Groupe E, ne pouvaient plus couvrir les besoins croissants du canton en électricité – les EEF devaient acheter une partie du courant à d’autres cantons. Avec la construction du lac de barrage et la production d’énergie hydraulique dans la région de Fribourg, ce problème était résolu. À l’époque, les EEF commandèrent une étude sur la construction d’une nouvelle centrale hydroélectrique au bord de la Sarine ; cela aboutit finalement à la construction du barrage de Schiffenen.

Chronologie

Le Grand Conseil du canton de Fribourg approuva le projet définitif au cours de ses séances du 20 et du 24 novembre 1959. L’attribution des tâches fut achevée en 1960 et on put alors commencer les travaux de démolition. Huit maisons et exploitations agricoles durent être évacuées et démontées. L’armée dynamita ce qu’il restait des bâtiments le 17 février 1964. À la fin du mois de septembre 1963, on commença à endiguer le cours de la Sarine.

La construction du mur de barrage

Dans le cadre d’une première étude, deux possibilités avaient été envisagées pour l’endiguement de la Sarine :

  • Maintenir la Sarine dans son ancien lit
  • La détourner en direction du lac de Morat

Un détournement dans le lac de Morat aurait eu des répercussions dépassant les frontières du canton de Fribourg. Les EEF n’étaient pas satisfaites des projets soumis et chargèrent donc un autre bureau de mener une étude. Celui-ci élabora alors deux autres variantes du projet.

Des témoins de l’époque prennent la parole

Le livre « Le Lac de Schiffenen – la vallée de la Sarine endormie » donne la parole à des riverains habitant au bord du lac, à d’anciens habitants des régions aujourd’hui inondées et à des personnes ayant participé à la construction du mur de barrage. Des figurants d’« Anne Bäbi Jowäger » racontent également, avec une foule d’anecdotes, le tournage du film dans les années 1960.

Le pont de grandfey

À quatre kilomètres à l’est de Fribourg, la voie ferrée franchit la large vallée de la Sarine, entaillée profondément dans les roches de molasse. Le viaduc de Grandfey, construit entre 1858 et 1862 sur la ligne de chemin de fer reliant Berne à Fribourg, compte parmi les plus grands ponts de Suisse. À la suite de l’électrification du réseau ferroviaire par les Chemins de fer fédéraux, l’armature du pont dut être renforcée. Il arbore sa nouvelle parure de béton depuis les travaux de 1925 à 1927.

Le pont de bonn

Le pont de Bonn, construit en 1885, était placé sous la surveillance d’un gardien qui faisait payer une taxe de 20 centimes à chaque personne voulant l’emprunter. Lors d’un accident tragique en 1962, le pont s’écroula et plusieurs personnes furent gravement blessées dans l’accident.

Le pont de schiffenen et la gravière

Aux abords de l’actuel barrage du lac de Schiffenen, un pont reliait jusque dans les années 1960 les communes de Guin et de Cormondes d’une rive à l’autre de la Sarine. À cause de la construction du barrage, la route cantonale qui empruntait ce passage dut être déviée ; elle passe aujourd’hui sur le mur de barrage. La gravière située dans les environs disparut également sous les eaux du lac.
Certains disent qu’il se serait passé sur l’ancien pont de Schiffenen des choses que personne ne veut raconter, de peur de passer pour fou.

L’ermitage de la madeleine

Juste au-dessus du lac de Schiffenen, dans les environs du hameau de Räsch, se trouve l’ermitage de la Madeleine. Taillé dans la roche sur une longueur de 120 mètres et une largeur de 20 mètres, il fut occupé pendant des siècles par des ermites, aussi bien laïcs que religieux.

Le hameau et le bain de bonn

La réputation du bain de Bonn comme lieu de cure portait loin, et celui-ci connut même une véritable période de floraison du XVIIe au XIXe siècle. L’établissement comprenait un bain, une aile mitoyenne avec une salle, une auberge et une petite chapelle. Des centaines de guérisons y furent attestées. Du complexe thermal, il ne reste aujourd’hui plus que l’autel de la chapelle, qui a été reconstruit dans l’église de Guin. Le bain servit peu avant sa démolition de décor pour le film suisse « Annebäbi Jowäger ».

Forts et châteaux au bord du lac

Trois beaux châteaux dominent les rives du lac de Schiffenen. Aujourd’hui, ils appartiennent tous à des privés.

Le manoir de grand–vivy

La colline de Vieux–Vivy est mentionnée pour la première fois dans un contrat en 1293. Par celui-ci, le dernier membre de la famille de Vivier la léguait à titre de fief à Pierre de Pont.

Le fort de petit–vivy

La première mention du château fortifié de Petit-Vivy date de 1293. La tour de garde de celui-ci serait encore plus ancienne, d’après certaines estimations.

Le château d'ottisberg

Le château d‘Ottisberg se distingue de Grand-Vivy et de Petit-Vivy par le fait qu’il est nettement plus récent que ces derniers et qu’il se trouve sur la rive opposée du lac, près de Guin.

Le déplacement des paysans

Huit fermes et l’établissement thermal de Bonn se trouvaient dans la zone de l’actuel lac de Schiffenen. Leurs habitants durent tous abandonner leur maison. Où alla la famille Henkel-Schmutz, dernière propriétaire du bain de Bonn ? Où allèrent les nombreux paysans ? Furent-ils dédommagés et purent-ils reconstruire une nouvelle vie ailleurs ?

La pêche

Le jeune lac Schiffenen représente pour le pêcheur un domaine de pêche attractif. Un sombre chapitre de l’histoire du lac s’ouvrit cependant du 28 août 2007 au 1er janvier 2009. Durant cette période, on imposa une interdiction totale de pêcher à cause des menaces liées au PCB.

Le lac de schiffenen aujourd'hui

Le lac de Schiffenen ne sert pas seulement à la production d’énergie ; entre-temps, il s’est aussi imposé comme un espace de loisirs de proximité pour les habitants des environs. Serpentant à travers le paysage pittoresque des Préalpes, il offre sans cesse au regard de nouveaux points de vue. C’est pourquoi il est apprécié par les amateurs de sports, de pêche et de promenade. Aux abords du mur de barrage, on ouvrit en 1983 un grand terrain de camping à 260 places et un restaurant avec une terrasse donnant sur le lac, fréquentée surtout durant l’été. Les hôtes du camping ont à leur disposition une piscine, un parcours de minigolf et un service de location de pédalos.

L’avenir

Le dernier chapitre du livre est consacré aux perspectives d’avenir du lac. Que nous apportera le lac de Schiffenen à l’avenir ? Une qualité de vie accrue ? Quel sort est réservé au lac de Schiffenen ? Deviendra-t-il un lac de plaisance ou la Sarine retrouvera-t-elle son cours d’origine ? Combien de temps encore aurons-nous besoin de l’énergie hydraulique pour couvrir nos besoins en énergie ?

 

Impressum

Lac de Schiffenen – la vallée de la Sarine endormie
Fr. 58/48.–

Lac de Schiffenen –
la vallée de la Sarine endormie

  • Projet entièrement bilingue – français et allemand
  • Publication: Septembre 2011
  • 4000 exemplaires
  • 300 x 300 mm
  • 250 pages, 300 illustrations
  • Reliure pleine toile cousue au fil
  • Reproduction de haute qualité sur papier de luxe
  • ISBN 978-3-9522688-5-8
  • Idée, concept et gestion du projet

    Hubert Dietrich, Schmitten
  • Recherches et textes

    Olivia Strasser, Liebefeld
  • Traduction

    Stephanie Strehle, Freiburg
  • Mise en page et composition

    Michaela Varin, Lausanne
  • Impression

    Ast & Fischer AG AG, Wabern
  • Reliure

    Buchbinderei Schumacher AG, Schmitten und Bern
  • Éditeur

    Association O•S•K•A•R